Du jour au lendemain, de nombreux lieux d'exposition voient leur source principale de revenus s'évaporer. Le premier poste budgétaire que l'État et les collectivités locales sacrifient en période de rigueur économique, c'est invariablement l'art et la culture. Pour les directeurs d'institutions, l'équation devient un véritable casse-tête : comment survivre, continuer à exister, et attirer le public quand les caisses sont vides ?
La solution n'est plus d'attendre l'aide publique. L'objectif est désormais de s'autofinancer. Pour cela, il n'y a pas de secret : il faut augmenter la fréquentation. Plus de spectateurs, de touristes et de curieux, cela signifie mécaniquement plus de ventes de billets, mais aussi une hausse du chiffre d'affaires sur vos activités annexes (boutique de souvenirs, petite restauration, catalogues d'exposition).
Le dilemme de la programmation
Pour attirer ce public en masse, il faut une programmation forte. Il faut exposer des œuvres qui interpellent, qui font débat, et qui donnent envie de se déplacer. L'art contemporain, lorsqu'il s'empare de sujets de société profonds (comme je le fais à travers mes photographies sur le féminisme, le pouvoir ou l'idéologie), possède ce pouvoir d'attraction.
Mais comment acquérir ou louer ces œuvres prestigieuses sur de longues durées quand on n'a plus le budget pour le faire ?
C'est ici qu'intervient la Convention de Prêt Optimisée : un montage juridique et financier innovant qui associe une institution culturelle, une entreprise mécène, et l'État (via la défiscalisation).
La Convention de Prêt Optimisée : le trio gagnant
Plutôt que d'essayer d'acheter l'œuvre vous-même, vous allez vous associer à une entreprise de votre région ou de votre réseau. Voici comment fonctionne ce partenariat :
1. L'achat et la défiscalisation :
L'entreprise achète l'œuvre d'art. En échange, la loi française (Article 238 bis AB) lui permet de déduire le prix de l'œuvre de ses impôts. Pour avoir droit à cette réduction, la loi l'oblige à exposer l'œuvre au public. L'entreprise vous confie donc l'œuvre gratuitement pendant 5 ans.
2. La location "Low Cost" :
À l'issue des 5 ans, plutôt que de vous revendre l'œuvre, l'entreprise vous la loue pour une période supplémentaire (par exemple 5 ans de plus) à un tarif dérisoire (souvent moins de 0,5 % par mois). Vous continuez d'exploiter l'œuvre pour attirer du public à un coût minime.
3. La revente lucrative :
Au bout de 10 ans, l'entreprise revend l'œuvre sur le marché de l'art. L'œuvre s'étant revalorisée grâce à son exposition dans votre institution, l'entreprise réalise une plus-value spectaculaire.
Un levier d'autofinancement massif
Grâce à ce système de financement, votre musée n'a pas besoin de posséder l'œuvre pour en tirer les bénéfices. Vous exposez un artiste contemporain majeur pendant 10 ans. Vous attirez la presse et le public, vous multipliez votre chiffre d'affaires billetterie, et cela ne vous coûte que quelques années de loyers réduits.
Mais le plus beau dans ce montage, c'est l'argument que vous allez pouvoir présenter aux entreprises pour les convaincre de vous suivre. Vous souhaitez découvrir comment ce montage garantit à l'entreprise partenaire un Retour sur Investissement (ROI) de plus de 80 % ? Lisez l'article suivant :
La Masterclass Financière pour convaincre vos mécènes.
La Convention de Prêt Optimisée, le dossier complet :
Baisse des subventions culturelles : comment financer vos expositions
La masterclass financière : 87 % de rentabilité en 10 ans
Le "Fast-Track" du mécénat : 57 % de rentabilité en 5 ans
Le guide pratique de la Convention : de la signature à la revente
Vous êtes directeur d'un lieu d'exposition et souhaitez trouver de nouveaux financements pour présenter mes œuvres majeures ?
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Christian Drouet,
Photographe d'art contemporain